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L'autonomie énergétique : La maison passive

Un niveau d'exigence au dessus, elle se caractérise par une quasi autonomie en matière de chauffage

L'avenir de la construction !

Le terme de maison passive désigne un bâtiment fonctionnant à l'année en quasi autonomie de chauffage. Dans une maison passive, la norme fait descendre la consommation d'énergie sous la barre des 15 kWh/m²/an pour le chauffage. La norme d'une maison passive ramène la consommation énergétique globale annuelle (chauffage, eau chaude, ventilation, climatisation, électricité domestique) à moins de 50 kWh/m²/an d'énergie finale. Pour obtenir de telles performances et n'allumer le chauffage que quelques jours par an, la maison passive multiplie les techniques pour limiter les pertes de chaleur et maximiser le captage de l'énergie solaire. Outre la surisolation (triple vitrage, augmentation des couches d'isolant), la maison passive réduit les pertes de chaleur par un préchauffage de l'air entrant par système d'échangeur (la chaleur de l'air sortant est ainsi récupérée pour préchauffer l'air sortant). Dans la très grande majorité des constructions passives, l'air entrant est également préchauffé au travers d'une installation de type puits canadien.

La conception de la maison est réalisée selon le principe bioclimatique : les ouvertures principales sont placées au Sud pour un captage naturel de la lumière solaire maximal tandis que les pièces de service comme le garage, le cellier, etc sont installées face aux vents dominants pour servir de zone tampon. Cette conception particulière permet à tous moments de capter le maximum des apports solaires. L'installation d'une véranda bioclimatique permet en outre de gagner quelques degrés supplémentaires tout l'hiver en s'appuyant sur l'effet de serre naturel de la véranda relayé par un système de ventilation adapté. A tous ces critères normatifs s'ajoutent bien évidemment un vrai travail lors de la construction pour supprimer les ponts thermiques responsables des pertes de chaleur mais aussi de la formation de condensation favorisant l'apparition de moisissures sur les parois froides. L'étanchéité à l'air parfaitement mise en œuvre permet d'augmenter en confort et de potentialiser le bon fonctionnement de la ventilation mécanique. 

Super-isolée et bien orientée, la maison passive se caractérise également par l'exploitation au maximum de la chaleur dite métabolique. Cette source de chaleur est issue de l'activité des habitants de la maison passive (chaleur humaine, douche, etc) et de la chaleur dégagée par les appareils ménagers (lave-vaisselle, télévision, ordinateur...).

Le principal avantage de la maison passive est qu'elle se passe quasiment à l'année de chauffage. La note d'énergie finale est donc largement gagnante. Autre avantage : la maison bénéficie naturellement d'une chaleur ambiante agréable et confortable, été comme hiver. Un simple chauffage d'appoint (cheminée ou poële à bois par exemple) suffit pour maintenir la température intérieure. Du côté des inconvénients, le coût de réalisation à de quoi dissuader les candidats à la construction. Les triples vitrages notamment mais aussi les centimètres en plus d'isolation surenchérissent le prix de construction. Autre inconvénient de taille : les performances énergétiques de la maison passive sont largement dépendantes des habitudes de vie de ses habitants. En effet, l'apport en chauffage étant quasi négligeable, la chaleur intérieure est en grande partie assurée par la chaleur métabolique. Si les occupants de la maison s'écartent un tant soit peu de la pratique usuelle recommandée (ouverture des fenêtres pour aérer, mauvaise utilisation du système de ventilation...), la maison passive perd beaucoup de son intérêt. 

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